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« Peut-être donnons-nous le meilleur de nous même à ceux qui
de leur côté ne nous accordent que rarement une pensée. »
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En réalité, je ne sais plus pourquoi, aujourd'hui j'ai décidé de prendre une feuille de papier, un stylo, pour t'écrire le pourquoi du comment. Je ne sais plus pourquoi les larmes ont commencé à dévaler la pente abrupte de mon visage. Ça fais mal tu sais, tellement que je t'en veux. J'arrive pas à y croire, on en est vraiment arrivé là ? T'avais promis, rien ne nous séparerait. Mais quand je vois ce qu'on devient, le chemin qui se creuse entre nous, je me dis que peut-être, je battis mon empire sur une terre encore trop fragile. Je sais bien que ce lettres n'arriveront jamais entre tes mains, qu'à travers elle, tu ne sauras jamais ce que j'en dure. Il y a exactement trois semaines, les paroles ont glissé de ma bouche. C'est sorti. Tout est sorti, j'aurais préféré te garder près de moi, comme avant, mais malheureusement le poids qui pesait sur mon c½ur se faisait sentir. Ton silence ma suffit, j'ai fini par voir la vérité en face, pour toi, je n'étais que ta meilleure amie, c'est ce qui fait le plus mal au final. Le fait que tu ne fasses comme si de rien était, te voir avec elle, ne fait qu'atténuer la souffrance, mais personne n'est là pour entendre les battements de mon c½ur meurtrit, tu n'es plus là et c'est le pire. Les mots glissent, mes pensées s'entremêlent, je passe de l'optimisme à la colère, du rire aux larmes. Tu n'es plus là pour me montrer mon chemin.
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Ça fait un bout de temps déjà que j'ai ouvert les yeux, que j'attends que mon réveil sonne. Mais j'ai juste l'impression que le temps s'est arrêté, que cela ne tourne plus, qu'au final, je suis tellement seule. Le t-shirt -trop grand pour moi- que je porte me colle à la peau, mais l'impression que rien ne peut plus m'atteindre était toujours présente, je ne pouvais pas avoir plus mal encore. Zac. C'était son t-shirt et c'était le réel problème, j'avais peur que son odeur s'en aille, comme lui, j'avais peur qu'il m'abandonne. La sonnerie de mon réveil que j'attendais depuis tellement longtemps finit par m'arriver aux oreilles, le premier soupire de la journée s'échappa enfin. Je sortis de mes couvertures, me levant, mon corps me donna l'impression de peser des tonnes, mes jambes tremblaient à l'idée de le revoir.
La salle de bain qui communiquait avec ma chambre avait le don d'être lumineuse et chaque fois que j'y entrais, une main ferme se posait devant mes yeux. J'allumais la douche, laissant l'eau couler, pendant que le t-shirt glissait sur mon corps. Un coup d'½il au miroir, je me rendis pas tout de suite compte des deux énormes poches qui se trouvaient sous mes yeux, j'avais du mal à fermer l'½il, trop occuper à penser, à imaginer comment ça serait, si tu me disais que tu m'aimais. Aucun espoir en réalité.
L'eau se mit alors à lentement couler sur ma peau matte encore fraîchement bronzé des vacances avec ma mère. Lui sourire, faire semblant que je m'amusais, que tout allait bien, n'avait fait que me fatiguer, en réalité, je mentirais si je ne disais pas qu'il m'avait atrocement manqué. Je refermais vite le robinet, enroulait une serviette autour de ma poitrine et courut m'habiller, les joues rosies, à l'idée que j'allais le revoir.
*
Assise sur les premières marches du perron, je regardais les voitures défilés, remplies de gens que je connaissais vaguement, il semblait tous si heureux de retrouver leurs amis, de pouvoir retourner à leur train-train quotidien, que tout ça me donnait presque envie de vomir, l'idée d'être heureuse ne m'avait pas effleuré depuis tellement longtemps, je ne savais même plus ce que ça faisait. On m'a souvent répété, qu'être heureuse, c'était tout des petits moments passés avec les gens qu'on aime. Mais comment faire, quand celui qu'on aime, ne nous accorde que rarement une pensée ? Je déglutis alors difficilement, sous les battements de mon c½ur qui semblaient dégringoler. Il était là, pour moi, et non pas avec elle, c'est moi qu'il venait chercher, pas elle et ça me faisait tellement plaisir en y repensant, que j'aurais voulu verser quelques larmes, pour ne pas changer.
La voiture s'arrêta devant moi, je courus vers elle, ouvrant la portière, le c½ur battant la chamade, mon c½ur criait, s'envolait vers le septième ciel, quel bonheur de le revoir.
Ses lèvres s'attardèrent sur ma joue et je crois en être sûre, j'avais rougie jusqu'à la racine de mes cheveux.
« Tu es belle quand tu souris tu sais. »« Hum... Merci. » répondis-je, hésitante.La voiture démarra alors et je me mis vite à mon occupation préféré, regarder par la fenêtre. Les autres m'avaient toujours passionné, leur manière de se tenir, de marcher, de parler, de se comporter. Parfois, j'en oubliais, que moi aussi, je devais apprendre à vivre. Dans les arbres, les feuilles mortes commençaient à tomber, certaines jaunissaient à vu d'½il, on ne voyait presque plus aucunes fleurs ou autres insecte. L'automne en réalité, c'était la mort, tout s'en allait et à ce moment là, c'est ce que je ressentais. Je me tournais alors vers l'être qui me faisait tellement de mal, mais qui me rendait pourtant si heureuse.
« Tes vacances, c'étaient comment ? » lançais-je, pour mettre terme à ce silence.« Potable, on va dire. »« Tu rigoles ?! C'était Paris ! »« Seulement, quand tu passes tes journées à suivre Hayden dans les magasins, c'est autre chose. »Je perdis vite mon sourire, le trou dans ma poitrine s'agrandissait de jour en jour, mais est ce qu'il s'en rendait seulement compte ?
« Ah oui, Hayden. »« Quoi Hayden ? »« Non, rien du tout. »« V` qu'est ce qui se passe ? »« Rien du tout je te dis. »« Je t'aime tu sais, même si tu en doutes et c'est pas Hayden qui changera tout ça. »Au bord du gouffre.